Né en Angleterre à la fin du XIXe siècle, le Persan a rapidement connu un succès planétaire qui fait de lui, encore aujourd’hui, la race la plus élevée dans le monde. Rien d’étonnant à cela car avec sa fourrure somptueuse, sa bouille ronde et ses grands yeux étonnés, le Persan est un chat princier.
D’hier à aujourd’hui
Régulièrement
rapportés d’Orient en Occident depuis les croisades, les chats à poil long ne
sont devenus populaires dans nos contrées qu’à début du XVIIe siècle quand des
marchands italiens en faisaient commerce comme on vend des œuvres d’art. Au
XVIIIe, les dames de la bonne société parisienne aimaient faire salon avec, sur
leur genoux, ces chats à la fourrure de soie, si différents des raminagrobis des
rues.
Appelés «
Angora » en raison de leur provenance moyen-orientale, ils gagnèrent
l’Angleterre où ils prirent le nom de « Chats des Français » et trônèrent dans
les premières expositions félines à côté des British Shorthair, gros chats ronds
à poil court, fierté de l’élevage britannique. L’esprit d’éleveur des
Anglo-Saxons ne tarda pas à imaginer un mariage entre les deux races pour allier
la fourrure de l’un aux rondeurs de l’autre. De cette union naquit le Persan
dont le premier standard fut publié en 1889 par Harisson Weir, le père de la
félinotechnie moderne.
Source: LOOF